Mode Avion

Auteur : Mickaël Parisi
Édition : Autoédition
Année de parution : Juillet 2019
Genre : Fantastique
Nombre de Pages : 126
Mon Format de Lecture : Numérique
Temps de Lecture : 1h25
Lecture Personnelle

Résumé

Depuis que cette drôle de femme – dont le visage est recouvert de balafres – me suit constamment en plein Japon, je me retrouve à prendre des bains de mygales, à faire des publicités pour un parfum que je n’ai jamais essayé, à parler couramment Slovène avec des personnes intitulées Arrogance ou Culpabilité, à tenir la main de gens mourants pour me sentir mieux…
Était-il possible que je devienne un prophète ou avais-je un peu trop abusé des boissons alcoolisées locales ?

L'auteur

Mickaël Parisi est l’auteur du roman “Néant” sorti en autoédition fin 2015, et boycotté à l’unanimité par les maisons d’édition pour son langage cru et son extrême violence. Parisi réitère l’essai en sortant en Septembre 2017, le roman “Friend Zone”.

La Chronique

On se retrouve aujourd’hui pour chroniquer le tout dernier roman de Mickaël Parisi. Mais attention, quand je dis tout dernier, je parle bien évidemment du dernier en date, mais également du dernier tout court, l’auteur ayant (malheureusement) décidé de mettre un terme à sa carrière.

Bon, pour être honnête, j’ai déjà lu ce très court roman (il s’agit même plutôt d’une novella quand j’y pense, mais passons haha) l’année dernière, mais sans arriver à en faire une chronique. Principalement du fait que je l’ai dévoré en voiture et que je souhaitais le relire au calme pour l’apprécier à sa juste valeur (ça m’aura juste mis presque 1 an 😇).

Bref, on se retrouve aujourd’hui avec cette histoire particulière, à la limite du fantastique et de la satire, à l’ambiance à la fois pesante et intrigante qui ne vous permettra pas de poser votre livre avant de l’avoir terminé.

Malgré le changement d’univers et de personnages, on reconnaît immédiatement la patte de Mickaël et c’est très agréable, j’adore vraiment sa façon d’écrire à la fois atypique et fluide.

On retrouve encore et toujours ce ton si sarcastique et cette critique acerbe de la société qui ont fait le succès de l’auteur et que j’aime particulièrement.

Mais j’ai aussi trouvé un côté très poétique à cette histoire et ça m’a énormément plu.

Métaphores et parallèles sont également là pour dénoncer et remettre les choses en perspectives.

Pour dire vrai, j’ai tout simplement adoré cette histoire, du début à la fin (fin qui nous laisse d’ailleurs interrogatifs et qui sait, peut-être que Mode Avion et les précédents romans de l’auteur ne sont pas si éloignés que ça…).

Je ne sais pas si c’est parce que j’étais au courant avant ma lecture ou non, mais j’ai aussi ressenti dans le texte qu’il s’agissait du dernier de l’auteur. Comme une lettre d’adieu, un testament et j’avoue que ça m’a à la fois ému et perturbé.

Bref, une belle petite pépite que je vous conseille d’aller découvrir de plus rapidement possible. Je suis triste qu’il s’agisse du dernier roman de Mickaël, mais je suis heureux d’avoir eu la chance de découvrir cet auteur.

Sur ce, n’oubliez pas de retirer le mode avion (vous comprendrez lors de votre lecture).

J'ai Adoré

Mon Avis

Les +

  • Une histoire originale et prenante.
  • La plume si particulière et agréable de Mickaël.
  • Une critique acerbe de la société.
  • Pas mal d’humour et de références.
  • Un côté poétique.

Les -

  • C’est le dernier roman de l’auteur 😭

Les Citations

Ben voyons… Il ne manquait plus que ça. Je levais les yeux au ciel, et je vis que le ciel levait ses yeux sur moi. Mon scepticisme prouvait que j’étais bel et bien un pur produit made in France.

Et comment vous faites pour sauver le monde ? Vous avez un diplôme spécifique ? Un Doctorat de super héros ?

— Tu es de Paris ? Je répondis par la négative. A croire que la France n’était constituée que de cette capitale surcotée…

Tout semblait foncièrement inutile, comme manger bio avant de se suicider. Comme manger bio tout court. Comme se suicider tout court.

Toutes les choses, tous les actes… Ont-ils réellement une importance, si on ne peut pas les partager avec les gens que l’on aime ?

Les génies finissent seuls. Mais finir seul ne fait pas de toi un génie.

Pourquoi l’humain ne pouvait-il pas vivre comme il l’entend ?

Pourquoi les gens qui suivent parfaitement un schéma classique de vie tentaient de faire culpabiliser les autres ? Personne n’enviait ces gens. Mais, ils nous gâchaient la vie…

Puis, ils passaient les trois quarts de leur temps précieux sur des réseaux sociaux, un polythéisme dégénéré qui mâchait leurs âmes pour en faire de la bouillie prémâchée pixellisée.

Je constatais que, même au purgatoire, Internet Explorer était utilisé. Cette preuve suffisait à démontrer que le monde avait bel et bien été bâclé.

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