Le Cycle d’Oz – Volume 1

Auteur : L. Frank Baum
Illustrations : Stéphane Levallois
Édition : Cerche Midi
Année de parution : 2013
Genre : Littérature Jeunesse / Fantastique
Nombre de Pages : 400
Mon Format de Lecture : Papier
Lecture Personnelle

Résumé

On connaît surtout le film de Victor Fleming, sorti en 1939, avec Judy Garland dans le rôle de Dorothy. Mais Le Magicien d’Oz est au départ un roman de l’écrivain américain L. Frank Baum, paru en 1900 et comptant de nombreuses adaptations, tant sur la scène qu’à l’écran. Après Le Magicien d’Oz, seul titre traduit en France jusqu’ici dans sa version intégrale, l’auteur a écrit treize autres volumes, qui constituent Le Cycle d’Oz mettant en scène différents personnages dans différentes contrées du merveilleux pays d’Oz. Le premier tome, préfacé par Fabrice Colin, un des meilleurs auteurs jeunesse actuels, illustré par Stéphane Levallois, comprend les deux premiers épisodes, Le Magicien d’Oz dans une toute nouvelle traduction, et Le merveilleux pays d’Oz. 

L'auteur

L. Frank Baum

Lyman Frank Baum (15 mai 1856 – 6 mai 1919) est un écrivain, un acteur et un réalisateur indépendant américain, plus connu comme créateur, avec l’illustrateur William Wallace Denslow, d’un des livres pour enfants les plus populaires aux États-Unis : Le Magicien d’Oz (1900). Il écrivit treize suites, neuf autres romans sur la Fantasy, et fit de nombreux efforts pour porter son travail à l’écran.

Il est l’arrière-grand-père de Roger S. Baum, qui a poursuivi son œuvre.

La Chronique

Les références au magicien d’Oz sont nombreuses, aussi bien à la télévision, au cinéma ou en littérature, et c’est ce qui m’a poussé à vouloir lire l’œuvre originale. De nombreuses éditions existent pour « Le Magicien d’Oz », premier tome d’une saga de pas moins de 18 romans, nouvelles et même comics trip, tous sortis entre 1900 et 1919. Il est très facile de se procurer le premier roman, mais pour les tomes suivants, c’est une autre histoire. Et c’est bien pour cela que les éditions du Cherche Midi ont décidés de publier l’intégralité de la saga, encore inédite en France, en plusieurs volumes. Et c’est donc le premier volume, comprenant les deux premières histoires « Le Magicien d’Oz » et « Le Merveilleux Pays d’Oz » que je vais chroniquer aujourd’hui.

Le premier tome, qui est bien entendu le plus connu de tous, notamment grâce au film de 1939, suit les aventures de la jeune Dorothy qui habite au Kansas avec sa tante et son oncle et qui se retrouve, emportée par une tornade, dans un nouveau pays merveilleux et coloré, rempli de magie et de créatures étranges. Seul le grand et puissant magicien d’Oz pourra la renvoyer chez elle, c’est donc pour cela qu’elle emprunte la route de briques jaunes afin de se rendre à la Cité d’Émeraude et lui implorer son aide. Sur le chemin, elle rencontrera l’Épouvantail, Le Bucheron de Fer Blanc et le Lion Peureux, avec lesquels elle vivra de nombreuses aventures.

À peine le premier chapitre terminé que notre petite héroïne est déjà transportée dans ce monde fabuleux. Et c’est à partir de là que les événements se suivent et se passent rapidement les uns après les autres. Nous sommes ici bel et bien en présence d’un livre pour enfants, tout se passe très vite et certaines intrigues sont même un peu bancales et expédiées à la va-vite, mais au moins, on ne s’ennuie pas une seule seconde et le monde merveilleux et coloré du pays d’Oz est bien décrit et plaira sans doute aux enfants.

Même si je savais qu’il s’agissait d’un livre pour la jeunesse, je m’attendais en effet à plus de substance et à moins de répétition (on nous répète sans arrêt dans les premiers chapitres que Dorothy veut rentrer chez elle, que l’Épouvantail veut un cerveau, le Bucheron un cœur et le Lion du courage). Cependant, la lecture est très rapide et fluide et l’histoire déborde de péripétie. Et comme le rappelle l’auteur en préface, il a voulu créer un conte uniquement fait pour divertir les enfants plutôt que d’écrire une histoire moralisatrice. Je trouve que c’est réussi sur ce point-là et c’est même très appréciable. J’ai donc quand même passé un bon moment en lisant ce grand classique.

« Le Merveilleux Pays d’Oz » débute évidemment après le départ de Dorothy et du Magicien. On suit tout d’abord les péripéties de Tip, un jeune garçon ordinaire, élevé si l’on peut dire, par la vieille Monbi qui se sert plutôt de lui comme d’un esclave. Il finira très rapidement par s’enfuir, accompagné de sa création, Jack Pumkinhead, l’homme au corps de bois et à la tête de citrouille, puis finira par rencontrer (et donner la vie) à un cheval de bois. Ensemble, ils iront réclamer l’aide du roi de la Cité d’Émeraude qui n’est autre que notre bien-aimé Épouvantail, mais tout ne se passera pas comme prévu et un siège les poussera à trouver refuge chez son ami Nick Chopper, le Bûcheron de Fer Blanc qui va aider son camarade à reprendre le trône. Ils seront aussi accompagnés d’un Woggle grossi dix mille fois et d’une machine volante et vivante à tête de « Gump ».

Encore une fois, les péripéties s’enchaînent et ne se ressemblent pas dans cette nouvelle quête réunissant seulement deux des personnages principaux du précédent tome, mais on sent bien ici que la qualité est moindre et que l’histoire a tendance à moins tenir la route. J’ai même assisté dans ce roman à l’une des scènes les plus stupides que je n’ai jamais vues, film, séries et romans réunis, entre un homme à tête de citrouille et un épouvantail qui parlent la même langue, mais qui disent ne pas se comprendre puisqu’ils viennent d’un pays différent et font donc appel à un interprète. Même si c’est un roman destiné aux enfants, il ne faut pas exagérer avec ce genre de scène ridicule, les enfants sont tout de même plus intelligents que ça ! Paradoxalement, on retrouve plusieurs idées féministes et idéalistes de la société, ce qui est un petit plus.

L’histoire est donc bancale, incohérente et parfois même ennuyeuse, comparée au premier roman. Mais la fin a le mérite d’être originale et quelque peu inattendue, même si elle faisait quand même partie de mes hypothèses. Il est aussi très agréable de retrouver l’Épouvantail et le Bucheron de Fer Blanc, ainsi que le pays coloré d’Oz avec toutes ses créatures étranges et insolites, ainsi que de savoir ce qu’ils sont devenus après le départ de Dorothy et du Magicien.

Je suis donc très mitigé par ce premier volume des aventures du pays d’Oz, le premier roman est un classique qu’il faut avoir lu au moins une fois, mais la suite est très bancale, même si la fin est bonne. Je ne sais donc pas encore si je continuerais l’aventure avec le volume 2. Affaire à suivre… Ou pas…

Il faut aussi noter que le livre est parsemé de très jolies illustrations de Stéphane Levallois, qui si elles sont en effets très agréables, n’apportent pas grand-chose à l’histoire et ne sont qu’optionnelles.

Mitigé

Mon Avis

Les +

  • Une très belle édition et des textes inédits en France.
  • Un grand classique.
  • Quelques idées féministes qui font plaisir à lire, surtout pour un conte de l’époque.
  • La grande imagination de l’auteur qui nous fait voyager.

Les -

  • Une histoire bancale et parfois ennuyeuse.
  • On prends le lecteur pour un imbécile.
  • Beaucoup de répétitions.

Les Citations

Vous autres qui avez un cœur, vous pouvez vous en servir pour vous guider et ne jamais nuire à personne.

Tous les êtres vivants éprouvent de la peur en présence du danger. Le vrai courage consiste à faire face malgré la peur, et tu n'en manques pas.

- Et mon cœur? demanda le Bûcheron de Fer-Blanc. - Je pense que tu as tord de vouloir un cœur, répondit Oz. C'est ce qui rend malheureux la plupart des gens. Si seulement tu savais la chance que tu as d'en être privé.

- Toto, j'ai l'impression que nous ne sommes plus au Kansas.

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