mars 18 2017

Vagabonds

Le Roman

Auteur : Julien Valat

Titre : Vagabonds

Édition : Auto-Édition

Année de parution originale : 2016

Genre : Fantastique

Nombre de Pages : 253

Résumé : Sasha est un jeune homme pas comme les autres. Éperdument amoureux de son meilleur ami. Orphelin de père. Gravement malade depuis son plus jeune âge. Pourtant, même allongé dans un lit d’hôpital, Sasha ne se laisse jamais abattre. Ainsi, lorsqu’un mystérieux agent secret québécois lui explique qu’il possède un don exceptionnel et que sa maladie au cerveau n’en est pas une, sa vie va basculer.

De Montréal à New York en passant par Las Vegas, le récit nous emmène aux côtés de Sasha, dans une quête de vérité teintée de paranormal, qui lui en fera apprendre autant sur lui-même que sur le reste de l’humanité.

L'auteur

Nom : Julien Valat

Nombre de Romans : 1

Courte Bio : Français d'origine et Québécois de coeur.
Blogueur à mes heures. Nomade digital.
C'est quoi être un «Nomade digital» ?
C'est se balader. Vivre où on veut. Travailler grâce à Internet.
C'est explorer le monde. Bosser. Faire des rencontres.
Manger des mets locaux. Écrire aussi. Évidemment.
En prendre plein les yeux. Affoler ses papilles.
Se mettre en déséquilibre volontaire. Oser.

La Chronique

On se retrouve donc aujourd’hui avec la chronique de Vagabonds et je remercie d’ailleurs chaleureusement l’auteur pour ce service presse. Sans plus de parlote, place à ma chronique (vous êtes la pour ça non ?).

Alors, je dois l’avouer, le prologue (qui est, précisons-le, très long) m’a un peu décontenancé, je ne m’attendais pas vraiment à ça et j’ai été un peu déçu, même si le début est quand même intrigant. Et puis soudainement le côté fantastique intervient d’une manière assez originale à laquelle je ne m’attendais vraiment pas ici encore. Vient ensuite le premier chapitre qui nous ramène plusieurs années en arrière et où l’on découvre notre personnage principal atteint d’une maladie grave et mortelle. Après une mini histoire à la “Nos Étoiles Contraires”, Sasha se retrouve propulser au Canada où l’on va rapidement entrer dans le vif du sujet (bien que la première partie en France soit déjà très bonne).

J’ai, en fin de compte, pris beaucoup de plaisir dans les premiers chapitres à découvrir notre héros, la Fondation, ainsi que l’univers du roman. Malgré ça, je ne voyais pas vraiment où l’auteur voulait nous emmener (ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, d’ailleurs), jusqu’à ce que l’on découvre l’envers du décor et que tout ce qu’on nous a déjà appris jusqu’ici (à nous comme à Sasha) n’est en fait que la face visible d’un immense iceberg. Tout est alors remis en question.

J’ai adoré le fait que les explications données pour de véritables événements ou personnes paraissaient tout à fait cohérentes. Même si nous sommes ici dans de la fiction, on se dit quand même “ben pourquoi pas”.

J’ai aussi beaucoup aimé la récurrence des “rêves” de Sasha. À chaque fois, on se demande si c’est bien un rêve ou alors si c’est tout le reste qui est le rêve. J’ai une théorie à ce sujet et j’ai hâte de lire la suite pour voir si j’avais raison.

Ce que j’ai beaucoup apprécié avec Vagabonds, c’est que le monde qui y est dépeint n’est ni blanc ni noir, il est complètement gris. J’ai d’ailleurs trouvé la frontière entre “méchants” et “gentils” très mince, voire inexistante, nous dépeignant simplement deux camps qui s’opposent, avec des idées biens différentes les unes des autres et j’ai d’ailleurs l’impression que l’auteur ne veut pas vraiment nous faire choisir de camps, à nous comme à son héros (jusqu’à la fin, en tout cas).

Malgré le côté fantastique très présent, l’histoire dénonce pas mal de choses sur notre société et quelques intrigues (et mêmes personnages) nous rappellent étrangement à l’actualité.

Je dois aussi vous dire que même si l’histoire est très différente, Vagabonds m’a un peu fait penser à une version fantastique de Rémoras de M.I.A (comment ça je les vois partout ? Lol). Sur certains aspects de l’histoire ou sur les thèmes abordés, notamment.

J’aimerais aussi dire un mot sur l’homosexualité dans ce roman. Bien que le personnage principal soit gay, il ne s’agit pas du tout d’un roman “M/M”, et c’est ce que j’apprécie (je ne dis pas que je n’aime pas les “M/M” hein 😉 ). En effet le personnage est gay, mais on n’en fait pas tout un plat et l’histoire ne tourne pas du tout autour de ça. Et même si l’auteur en profite pour dénoncer plusieurs choses autour du sujet, l’homosexualité est abordée tout à fait normalement, comme si le personnage avait été hétéro en fait. Et franchement, je pense que c’est encore plus fort d’aborder l’homosexualité de cette façon, ici, on fait vraiment passer un message de "normalité", car oui, désolé de vous décevoir, mais l’homosexualité est quelque chose de normal. Et je pense sincèrement qu’il devrait y avoir plus de personnages et d’histoire dans ce genre dans la fiction ! (Bon, heureusement, ça commence à être le cas dans pas mal de séries TV !)

Pour finir, j’aimerais vous parler de la fin qui m’a quand même bien surprise, même si je m’attendais plus ou moins à certaines choses, et qui finit surtout sur une note assez ambiguë où l’on se demande si tout n’est pas perdu pour notre héros. J’ai trouvé ça assez original et surtout, ça donne très envie de lire la suite (qui devrait arriver bientôt, je me suis renseigné 😉 ).

En conclusion, j’ai passé un très très bon moment avec Vagabonds et le roman n’est vraiment pas (mais alors, vraiment pas) loin d’être un coup de coeur, tellement je l’ai aimé. J’ai d’ailleurs vraiment hâte de retrouver cet univers avec le tome 2. Ce roman bourré d’action et de rebondissements vous fera voyager (on sent d’ailleurs que l’auteur connaît et aime Montréal), vous fera rire, et, avant tout, vous fera réfléchir. Tout ce que j’aime, en somme. Bravo et merci à l’auteur pour ce super roman !

Pour la couverture, franchement, rien qu’à la regarder, comment pouvez-vous douter de la note maximale ? Elle est sublime, même si je l’avoue, elle pourrait prêter à confusion puisque le personnage principal est un homme, mais bon, ça passe quand même puisque la jeune fille de la couverture est bel et bien une Vagabonde.

La Note

La Note de Couverture

Les Citations

Beaucoup sont tentés de penser que la vie est comme une partie de roulette. Parfois c’est rouge et tout va bien, parfois c’est noir et tout va mal, la roue tourne tout le temps et rien ni personne ne peut la contrôler. Selon moi, cette pseudo philosophie de vie est d’une tristesse infinie. C’est une complaisance au malheur et à l’immobilisme, une passivité quasi maladive qui fait qu’on subit sa vie plutôt que de l’écrire. Selon moi, la vie est comme un jeu de poker. Au début, tout le monde n’a pas les mêmes cartes en main donc évidemment, certains ont plus de chances d’en sortir vainqueurs. Malgré tout, rien n’est jamais joué. Souvent, d’ailleurs, ce ne sont pas ceux qui ont les meilleures mains qui vont gagner la partie. Ce sont les plus malins, ceux qui calculent, qui observent, qui s’adaptent. Ceux qui se battent et qui à aucun moment ne se croient vaincus. Au poker comme dans la vie, tu peux bluffer, cacher ton jeu ou montrer ce que tu souhaites. Tu peux tout miser sur un coup de tête, presque tout perdre et te refaire ensuite. Mais ce qui est certain, c’est que tu es en grande partie maître de ta destinée.

Certains disaient que la maladie était une bataille incessante jusqu’à ce que l’un des deux camps ait capitulé. Moi, je la voyais comme une colocataire encombrante qui prenait de la place, beaucoup de place. Mais plutôt que de perdre mon énergie à lutter contre elle, alors j’essayais de la comprendre et de l’accepter. Et un jour peut-être, se rendrait-elle compte que sa place n’était pas là, avec moi ?

Tout me dégoûtait chez cet homme, sa petitesse, son physique corpulent et mou, ses yeux injectés de sang, ses cheveux gras qu’il rabattait sur le côté pour cacher sa calvitie. Mais surtout ses idées rétrogrades sur lesquelles il avait construit sa carrière, se battant par exemple contre le mariage homosexuel, en vain, car la loi était tout de même passée, mais invoquant jusqu’au bout l’importance de la famille et des valeurs chrétiennes. Alors que le salop passait ses soirées à baiser des mineures asiatiques dans des chambres d’hôtel de luxe de ses amis de la Finance ! Il me donnait la gerbe.

Une nuit noire et glaciale enveloppait déjà le Vieux-Montréal, lui donnant un charme fantomatique que je percevais à travers la vitre fumée du siège passager. En ce jeudi soir, seuls quelques Montréalais emmitouflés dans leurs chauds manteaux d’hiver osaient braver le froid, tantôt pour profiter d’un chic restaurant du quartier, tantôt pour rentrer se reposer dans leur bel appartement après une longue journée de travail. Je leur créais des histoires, des aventures, des vies ennuyantes ou au contraire trépidantes. Je laissais divaguer mon imagination pour essayer de me détendre.

Il ne faut pas se le cacher, nous sommes tous en quête d’argent et de pouvoir, c’est notre société moderne qui veut ça, c’est la façon dont on perçoit notre réussite sociale.

Les peuples se manipulent facilement, […]. Alors, Max fait en sorte que les foules elles-mêmes aient l’impression de choisir leur propre destin. C’est plus lent, mais plus solide ! Et ça a fait ses preuves…




Ecrit 18 mars 2017 par Jonattend dans la catégorie "Chronique", "Fantastique", "Julien Valat

2 COMMENTS :

  1. By chutjelis on

    C’est la première fois que j’entends parler de ce livre, et il a l’air vraiment sympa !! et la couverture est très jolie 🙂

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    1. By Jonattend (Auteur) on

      Oui, j’ai vraiment adoré ma lecture, je te le recommande 😉
      Ah ça oui, la couverture est vraiment belle <3
      Et merci pour ton commentaire 🙂 :*

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