Sauvez-vous

Auteur : Gaëtan Noël
Édition : Hydolia
Date de parution : 22 juin 2019
Genre : Anticipation
Nombre de Pages : 135
Mon Format de Lecture : Numérique
Service Presse

Résumé

« L’humanité s’est éteinte.
Le réchauffement climatique a eu raison de nous. Notre civilisation n’a pas su lire entre les lignes, se montrer à la hauteur des enjeux, réagir aux signes.
Et pour cause, cela paraissait tellement inconcevable à l’époque… Au sommet de la modernité, qui aurait pu croire que l’humanité pouvait aussi facilement s’effondrer ?
Pourtant, une fois le premier domino tombé, la catastrophe se résuma à une froide et implacable logique, aussi effroyable que mathématique.
Nous pensions que tout était acquis. Qu’un génie trouverait la clé de notre survie.
Mais je suis le dernier.
Aux portes de la mort, je vous lègue cet ultime souhait : une dernière chance de tout changer. »

L'auteur

D’abord passé par le circuit de l’auto-édition amateure, Gaëtan Noël est romancier indépendant depuis 2018.
Ses livres sont animés par une même idée : à travers la fiction, apporter au lecteur évasion et grandes réflexions. Afin qu’une fois la dernière page tournée, le rêveur s’en retourne à la réalité… inspiré.
Les lecteurs sont au rendez-vous de ses premiers romans, « le Tourment des rois » et « Emmène-toi avec moi » : retrouvez leurs commentaires enthousiastes sur Amazon, Babelio, Book Node, Livraddict…
Gaëtan vous donne également rendez-vous sur hydolia.com, le site de sa maison d’édition indépendante. Vous accéderez ainsi à des contenus exclusifs, et à des extraits gratuits de chaque roman.

La Chronique

Alors oui, cette chronique est un nouveau Service Presse, bien que je n’en prenne plus vraiment depuis quelque temps (bon, officiellement en tous cas 😇). Mais quand Gaëtan m’a proposé son roman, j’ai accepté avant même de savoir de quoi ce dernier allait parler. (Hein ? Quoi ? Y’a du favoritisme ? Ben oui, j’assume lol.) Et je n’ai clairement pas regretté après avoir lu le résumé, puisque l’auteur aborde un thème qui me tient beaucoup à cœur dans sa nouvelle histoire : l’écologie (entre autres). Bon, pour ceux qui me suivent sur Twitter et Insta, ce n’est pas une surprise, donc aucun suspens : ce roman est un gros coup de cœur. C’est parti pour la chronique !

À peine le récit commencé que nous sommes mit devant le fait accompli : l’humanité est morte. L’Homme a détruit sa planète et la vie humaine (et la majeure partie des autres animaux) s’est éteinte. Ne reste plus que Léo, dernier homme sur Terre.

Tout au long du roman, nous allons donc apprendre comment nous en sommes arrivés là, notre protagoniste principal se devant de l’expliquer à une race alien qui fait soudain irruption, alertée par d’étranges données émanant de notre planète.

Une bonne partie du récit passera en revue les quelque soixante-dix mille dernières années, tentant d’expliquer pourquoi et comment l’Homme en est venu à sa perte. Mais je vous rassure, rien de barbant ici. C’est même tout le contraire.
J’ai apprécié lire toutes ces informations, accessibles à tous et racontées avec passion, sans que le tout ne passe pour un manuel d’histoire ou de propagande écologiste.

Concernant la race alien, j’ai tout adoré ! Gaëtan nous conte quelque chose que nous n’avons pas l’habitude de voir (et c’est bien dommage) : des extra-terrestres gentils et bienveillants. Le tout avec une sorte de réalisme les rendant très attachants.

Toute la mythologie qu’il développe est originale, mais surtout intelligente et bien pensée.

J’ai adoré les quelques références à la pop culture, notamment Star Wars et Stargate, mais aussi au Tourment des Rois, premier roman de l’auteur.

Ce que j’ai le plus aimé dans Sauvez-Vous, c’est qu’on nous dépeint l’humanité comme elle est. Avec sincérité. On ne la fait pas passer pour méchante, mais pas pour gentille nous plus. On nous montre de quoi l’Homme est capable, du pire comme du meilleur, et j’ai trouvé ça très touchant.

Comme je l’ai dit dans l’introduction, le thème de l’écologie, mais aussi les autres sujets traités dans ce roman me tiennent vraiment à cœur et ils sont tous appréhendés avec intelligence et recherche. Déjà au fait de la plupart des informations citées tout au long du récit, j’ai tout de même appris deux trois choses et ça fait plaisir.

Une partie de la fin ne m’a pas vraiment surprise (concernant l’identité de l’un des personnages, mais je ne vous en dis pas plus), l’auteur ayant laissé assez d’indices tout au long du récit. Pour le reste, je ne m’y attendais pas spécialement, mais j’ai trouvé la fin parfaite. (Et le titre s’explique à la toute fin.)

J’avoue que je ne sais pas vraiment quoi dire pour rendre justice à ce roman, tellement tout ce que je pourrais dire ne sera pas à la hauteur de ce dernier. Je pense simplement que chaque personne sur Terre devrait le lire, afin d’avoir un aperçu glaçant, mais percutant, de ce qui nous attend si nous ne changeons pas une bonne partie de nos modes de vie. La morale me fait d’ailleurs beaucoup penser à la chanson du film Le Jour d’Après :

J’ai rêvé d’être encore
Avant le jour d’après

Il est temps, nous sommes encore hier
Juste l’instant d’avant

On peut encore tout faire
Désarmer cet absurde ballet
Et que ne vienne jamais,
Jamais le jour d’après.

Pour conclure, lisez ce roman, il est nécessaire. Gaëtan est clairement l’un de mes auteurs préférés, à la plume qui se laisse oublier au profit de l’histoire et surtout des sentiments qu’il parvient toujours à faire naître chez son lecteur. On ressort grandi après avoir lu l’un de ses romans qui réussit immanquablement à nous toucher en plein cœur et à nous faire réfléchir, sur nous-mêmes ou sur le monde qui nous entoure et c’est, à mon sens, toute la définition d’un bon livre et l’une des plus belles choses dans la littérature.
(Ah et aussi, j’ai enfin une réponse à la question : Quel roman auriez-vous aimé écrire ?).

énorme Coup De Coeur

Mon Avis

Les +

  • LE roman que j’aurais aimé écrire
  • Une façon originale, passionnante et ludique de nous présenter l’histoire
  • Un auteur passionné et ça se ressent !
  • Une façon rafraîchissante de présenter des aliens
  • Tout ce qu’il faut de références à la pop culture
  • Un récit intelligent
  • Des réflexions pertinantes
  • Un réalisme saisissant
  • Un fin (et un roman) parfaite !

Les -

  • Aucun, ce roman est parfait et tout le monde devrait le lire !

Les Citations

Bien sûr que je ne le réalisais pas. Je n’étais pas conçu pour ça. Nous étions tous nés, au moins depuis soixante-dix-mille années, pour convenir d’un certain optimisme : celui que notre espèce était là pour toujours. Et qu’après la mort, eh bien… ça irait quand même. D’une façon ou d’une autre. L’obstination de la vie, je suppose… L’illusion de la permanence. Les dinosaures, aussi grands et bêtes qu’ils aient pu être, s’étaient probablement rendu compte de leur erreur lorsque les cataclysmes s’étaient enchainés… Quoique ce n’était pas vraiment de leur faute. Ils n’étaient ni à l’origine de ces catastrophes, ni n’avaient eu le moyen de les prévoir, et encore moins de les empêcher. Eux.

Ma situation était aussi tragique que dramatique, mais le crépuscule était lui… magnifique. Oui… Notre planète avait certes évolué, son espèce vedette exterminée mais ses ciels grandioses aux couleurs chaudes ne manqueraient jamais. La vie de la Terre continuait, même sans nous. N’est-ce pas frustrant ? N’est-ce pas inconcevable ? Imaginer ne serait-ce qu’un instant que le monde existe sans l’humanité… Mais sans nous… qui donc pourrait l’observer ? Se rendre compte de sa beauté ?

La morale et l’éthique sont si volatiles. Elles changent d’une culture à l’autre, d’une époque à l’autre, d’une circonstance à l’autre. Toutes les excuses sont bonnes pour redéfinir la morale quand nous nous sentons menacés. Aucune forme d’éthique n’est codée dans notre ADN : tout est dans notre esprit, tout n’est qu’imagination. Malléable et confortable. Qui ne s’est jamais imposé des règles qu’il n’a pas transgressées à la première occasion, sous l’impulsion d’une envie irrépressible, d’une émotion.

Exactement. Et c’est même pire que cela : beaucoup de gens extrêmement puissants ont nié les faits pour assurer leur avenir économique. Ils étaient au courant, Leia ! Mais ils refusaient de voir la vérité en face et de renoncer à des entreprises qui détruisaient littéralement le monde.

Nous, les êtres humains, avons cette capacité relativement bien maitrisée de cacher nos sentiments derrière des masques, des mensonges. Probablement que pour la pudeur et le maintien d’un certain ordre sociétal, ne pas se lancer nos émotions à la figure est une nécessité. En revanche, cela favorise l’incompréhension : à force de passer pour qui nous ne sommes pas, les autres nous prennent pour… quelqu’un d’autre. Paradoxalement, combien d’entre nous espèrent juste être un jour pleinement compris ? « Personne ne me comprend », se plait-on à ruminer. Mais osons-nous vraiment nous dévoiler, tomber le masque de l’égo, braver la peur du jugement ?

L’humanité s’est éteinte dans le sang et les larmes. Loin des clichés véhiculés par les films catastrophes, la réalité s’est montrée à la fois plus lente et plus brutale, plus belle et plus désastreuse, mais surtout… plus imparable. Aucun héros ne s’est levé, aucun génie ne s’est éveillé, aucune bombe atomique salvatrice n’a explosé.

Au sommet de cette colline, autrefois boisée, surplombant cette grande ville désormais sous six à dix mètres d’eau salée. Les tours et les gratte-ciels n’étaient plus ces symboles de la puissance prospère de l’humanité : désormais, ils n’étaient plus que la preuve que nos priorités avaient été bien mal négociées. Nous avions choisi l’opulence et le profit, le confort, au détriment de la nature et de la survie. Impensable ? Et pourtant !

La seule arme de l’humain est son cerveau, et il en est si facilement dépossédé.

Moi, être humain, ne m’étais jamais offusqué que mon espèce implante des puces GPS sur n’importe quel animal, sous le prétexte anthropocentrique que nous dominions le monde. Mais à partir du moment où je ne domine plus, dois-je alors de bonne foi accepter qu’une espèce dite supérieure me puce… moi.

Oh ! s’exclama Jack, intrigué. Alors après tout ce temps, votre espèce n’a toujours pas su se détacher de l’égo ? C’est intéressant. Et une piste sérieuse pour comprendre votre extinction.

Des générations entières, la mienne y comprise, avaient été éduquées en leur bourrant le crâne que le succès social et économique était le sens de la vie. Alors que tous ceux qui y accédaient se rendaient bien compte que le bonheur n’était même pas là ! Plus de célébrité implique plus de peur d’être rejeté. Plus de possessions implique plus de peur de perdre. Le luxe durement atteint devient la normalité. Et le perdre devient anormal. En fait, la décroissance n’était pas seulement une solution rationnelle : c’était l’aveu qu’on se plantait depuis douze-mille ans ! Douze-mille putains d’années !

— Et pour ce qui est de nous tuer, c’est juste que mon peuple a toujours eu du mal à imaginer ses fictions avec de gentils extraterrestres. La plupart du temps, ils voulaient tout détruire et au mieux nous réduire en esclavage. — D’après mes données, il semble que ce comportement imaginaire n’est qu’une projection de l’agressivité innée de votre espèce craintive. — Hé ! Je… D’accord, vous avez raison.

Tu dois inspirer cette population. Car vraiment, c’est elle qui a le pouvoir. Les politiques et les lobbys sont si faibles : les uns ont besoin d’être élus, les autres qu’on consomme leurs produits. Or, il suffit de ne pas voter pour les uns, et de ne plus acheter les produits des autres. Il faut leur ôter ce pouvoir qu’ils n’ont pas ! Fais comprendre au peuple que les lobbys et les politiques sont les avatars de ce qu’il a voulu. Ils répondent à une demande, alors il en revient au peuple de demander autre chose.

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