mars 4 2017

Nos Étoiles Contraires

Le Roman

Auteur : John Green

Titre : Nos Étoiles Contraires

Édition : Nathan

Année de parution originale : 2012

Genre : Young Adult

Nombre de Pages : 406

Résumé : Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

L’auteur

Nom : Green

Prénom : John

Nombre de Romans : 6

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Courte Bio : John Green, né le 24 août 1977 à Indianapolis (Indiana), est un écrivain américain, auteur de livres pour jeunes adultes. Il a également réalisé un vidéo-blog sur YouTube avec son frère Hank Green.
Il a été numéro un de la liste des meilleures ventes du New York Times pour Nos étoiles contraires en 2012.
Le magazine Time le place dans sa liste des « 100 personnes les plus influentes du monde » en 2014.
Source : Wikipedia

La Chronique

Aujourd’hui, je vous présente un roman que je n’étais pas du tout amené à lire : Nos Étoiles Contraires. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que je me refusais à lire le livre ou regarder le film, sachant à quel point ils étaient tristes. Mais, franchement, c’était une belle erreur, car c’est l’une, si ce n’est la plus belle histoire d’amour que j’ai eu l’occasion de lire/voir. Et le film est maintenant l’un de mes préférés (si ce n’est mon préféré…), tout comme le roman.

Alors oui, c’est une histoire d’amour tragique, mais comme Hazel le dit si bien dans le roman, n’est-ce pas là le propre de toutes les plus belles histoires d’amour ? Et puis, franchement, quelle histoire d’amour ! C’est sans doute, comme je l’ai dit plus haut, l’une des plus belles que j’ai eu l’occasion de lire.

Ce roman aborde donc des thèmes forts comme la maladie ou la mort, mais il parle surtout et avant tout de la vie et de la vie qui doit être vécue. Je trouve que ce roman remet beaucoup de choses en place et nous fait ouvrir les yeux bien grand sur la vie en général.

J’ai adoré le point de vue de l’auteur sur la maladie et surtout les malades qui sont toujours, après leur mort, de grands héros qui se sont battus jusqu’au bout en gardant leur sens de l’humour. Mais malheureusement, c’est loin d’être la vérité, la maladie fait mal, aussi bien pour le malade que pour son entourage et se c’est loin d’être le pays des Bisounours tous les jours. Et c’est bien normal avant d’être un malade, on est un humain non ? J’ai donc beaucoup aimé cette vision que je pense réaliste, sur la maladie (la scène de la station-service, par exemple, est loin d’être “sexy”, mais est simplement réaliste.).
Bon, heureusement, l’auteur nous montre aussi que l’on peut vivre, malgré la maladie. Et même qu’on peut vivre des choses absolument formidables que peut-être, des gens qui ne seront jamais malades de leur vie ne connaîtront jamais…

Bien sûr, le livre est aussi bourré d’humour et le personnage d’Augustus Waters est juste une perle, exemple d’une personne qui a failli perdre la vie (et qui a, par la même occasion, perdu une jambe…) et qui décide de vivre sa vie comme il le souhaite et de ne pas la prendre au sérieux.

Au niveau des personnages, justement, j’ai adoré leurs personnalités opposées, mais complémentaires. J’ai aussi beaucoup aimé Isaac et son amitié sincère avec Gus (et puis leurs joutes verbales à eux deux surtout).

Du côté de l’auteur, j’ai adoré son style et sa plume qui sait se faire oublier instantanément, j’ai été complètement plongé dans cette histoire, du début à la fin. J’ai d’ailleurs pris un peu mon temps pour ne pas le terminer trop tôt et pour rester encore un peu en compagnie de Hazel et d’Augustus (bon et puis quand on ne voit même plus les pages à cause des larmes, on n’a pas le choix de faire une pause lol).

Comme d’habitude, je vous proposerais en fin de chronique une sélection de citations, mais sachez que j’ai eu vraiment beaucoup de mal à les sélectionner, tellement ce livre est bourré de phrases magnifiques.
J’ai aussi adoré la métaphore sur le fait que certains infinis sont plus vastes que d’autres que je trouve tout simplement magnifique.

Enfin bref, je vais m’arrêter là, de toute façon, j’ai tout adoré dans ce livre donc ça pourrait encore durer des heures !

Parlons quand même un peu de la fin qui certes est triste et tragique, mais aussi tellement réaliste. Après tout, “le monde n’est pas une usine à exaucer les voeux”…

Vous l’aurez donc compris, j’ai été bouleversé par cette histoire aussi triste que magnifique qui est un immense coup de coeur et qui fait de Nos Étoiles Contraires l’un de mes romans préférés (si ce n’est mon roman préféré…). Ce roman est beau, triste, émouvant, bouleversant, tragique, magnifique et j’en passe, sinon j’en ai encore pour longtemps. Je n’ai qu’une seule chose à vous dire, si vous n’avez pas encore lu Nos Étoiles Contraires, foncez le faire, c’est un livre qu’il faut absolument lire au moins une fois dans sa vie !
(PS: Un petit mot aussi sur l’édition collector que j’ai eu la chance de lire et qui est vraiment magnifique, bravo à Nathan pour cette merveille.)
(PS2 : Je remercie beaucoup ma soeur pour m’avoir poussé à regarder le film et aussi pour m’avoir prêté son édition collector précédemment citée. :* )

Je trouve la couverture parfaite également, très simple, mais symbolique.

Les Citations

— Un jour viendra, ai-je dit, où nous serons tous morts. Tous. Un jour viendra où il ne restera plus aucun être humain pour se rappeler l'existence des hommes. Un jour viendra où il ne restera plus personne pour se souvenir d'Aristote ou de Cléopâtre, encore moins de toi. Tout ce qui a été fait, construit, écrit, pensé et découvert sera oublié, et tout ça, ai-je ajouté avec un geste large, n'aura servi à rien. Ce jour viendra bientôt ou dans des millions d'années. Quoi qu'il arrive, même si nous survivons à la fin du soleil, nous ne survivrons pas toujours. Du temps s'est écoulé avant que les organismes acquièrent une conscience et il s'en écoulera après. Alors si l'oubli inéluctable de l'humanité t'inquiète, je te conseille de ne pas y penser. C'est ce que tout le monde fait.

— Tant qu'on ne l'allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré. Et je n'en ai jamais allumé une seule de ma vie. C'est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer.

— Je ne mange pas de viande. — C'est parce que les animaux sont trop mignons? a demandé Gus. — Je préfère réduire au minimum le nombre de morts dont je suis responsable, ai-je expliqué. Gus a ouvert la bouche pour répondre, puis il s'est ravisé. Sa mère a comblé le silence. — Je trouve ça merveilleux.

— J'ai sauvé les gosses, a-t-il dit. - Provisoirement, ai-je fait remarquer. — On n'est jamais sauvés que provisoirement, a répliqué Augustus. Je leur ai fait gagner une minute. Mais c'est peut-être la minute qui leur fera gagner une heure, qui se trouve être l'heure qui leur fera gagner une année. Personne ne leur fera gagner l'éternité,

Tu es trop occupée à être toi-même, tu ne réalises pas que tu es exceptionnelle.

On a regardé la maison. Le truc bizarre avec les maisons, c'est qu'on a l'impression que rien ne se passe à l'intérieur, alors qu'elles renferment plus ou moins toute notre vie. Je me suis demandé si ce n'était pas à ça que servait l'architecture, en fait

On en a fait quelque chose de comique. Je crois qu'on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste, et Augustus et moi avons choisi la manière drôle.

Comme je ne peux pas parler de notre histoire d’amour, je vais parler de maths. Je ne suis pas très forte en maths, mais je sais une chose : il existe des nombres infinis entre 0 et 1. Il y a par exemple : 0,1 et 0,12 et 0,112 et tout une ribambelle d’autres nombres infinis. Evidemment, l’ensemble de nombres infinis compris entre 0 et 2 ou 0 et 1 000 000 est beaucoup plus important que celui entre 0 et 1. Certains infinis sont plus vastes que d’autres, nous a appris un écrivain qu’on aimait bien, Augustus et moi. Il y a des jours, beaucoup de jours, où j’enrage d’avoir un ensemble de nombres infinis aussi réduit. Je voudrais plus de nombres que je n’ai de chances d’en avoir d’en avoir, et pour Augustus Waters, j’aurais voulu tellement plus de nombres qu’il n’en a eus. Mais, Gus, mon amour, je ne te dirais jamais assez combien je te suis reconnaissante de notre petite infinité. Je ne l’échangerais pas pour tout l’or du monde. Tu m’as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j’en suis heureuse.


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Ecrit 4 mars 2017 par Jonattend dans la catégorie "John Green", "Young Adult

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