décembre 12 2016

Milanka Garcia – Tome 1

Le Roman

midleAuteure : Maud Le Coq

Titre : Milanka Gardia – Tome 1 : Les Sages de Sapientes

Édition : Auto-Édition

Date de parution :

Genre : Fantasy / Young Adult

Nombre de Pages : 226

Résumé : Milanka a 14 ans. Farouche et rebelle, elle mène une existence bien solitaire entre une mère à moitié dépressive et un père absent. Mais un jour, elle se rend chez lui, et sa vie bascule. Des inconnus présents dans la maison l’embarquent vers une autre dimension, Terra Olivera, dont la capitale est Sapientes. Retenue contre son gré dans cet univers étranger, Milanka apprend que celui qui lui a donné la vie y est né et qu’elle-même est donc originaire de cette planète. On lui révèle aussi que les Sages de Sapientes ont jeté son père en prison. Pourquoi ? En essayant de le découvrir, Milanka plonge au cœur d’un mystère dont l’enjeu est la sauvegarde de Terra Olivera, territoire pur et vierge de toute pollution dont il faut cacher l’existence aux hommes. Milanka, à la fois Terrienne et Sapiente, parviendra-t-elle à éviter le pire pour ses deux mondes ? Et Rodrigue, le garçon de son âge avec qui elle s’est liée d’amitié, est-il véritablement un allié ?

L’auteure


Nom : Le Coq

Prénom : Maud

Nombre de Romans : 2

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Courte Bio : Maud Le Coq est née en Belgique. Après avoir vécu au Danemark plusieurs années, elle s’est installée avec sa famille en région parisienne.
Après une carrière dans la communication, elle s’est orientée vers l’enseignement du français.
Elle a été distinguée par l’écrivain Maxime Chattam qui lui a remis le prix Nolim « Je deviens écrivain » en 2013.
En 2014, elle a publié le recueil « Nouvelles du bord de la falaise » aux éditions Ipanema.
Aujourd’hui, elle se consacre entièrement à l’écriture de « Milanka Garcia » son second roman qui sera cette fois destiné aux adolescents et aux jeunes adultes et qui paraîtra courant 2016.

La Chronique

L’histoire débute plutôt doucement, nous laissant le temps de rencontre Milanka, notre héroïne de 14 ans. Cependant, dès lors qu’elle retourne chez son père et qu’elle se fait enlever, tout s’enchaîne très vite et de nombreuses péripéties ne nous laissent pas le temps de nous ennuyer.

Nous découvrons avec plaisir et émerveillement ce monde de Terra Olivera, peuplé de personnes uniques et décalées, vivant sans technologie et respectueux de l’environnement. J’ai trouvé ce point très original, en effet, dans ce genre d’histoire, il est souvent question, soit d’un peuple (ou de plusieurs peuples) fantastique et possédant des capacités hors du commun, soit d’un peuple technologiquement très avancé. Eh bien pas de ça ici (bon d’accord, les habitants de Terra Olivera – les Oliviers – possèdent tout de même quelques caractéristiques particulières que je vous laisse le soin de découvrir) et c’est plus qu’appréciable.

De plus, cette absence de technologie et de pollution, dans ce monde vierge de toute destruction humaine, nous permet de regarder d’un autre oeil notre société et l’impact (énorme…) que nous avons sur notre environnement. En plus d’être divertissant, ce roman est donc instructif et amène à la réflexion.

J’ai d’ailleurs beaucoup aimé l’importance que les Oliviers donnent aux animaux, ainsi que le fait qu’ils n’en mangent pas spécialement souvent.

La culture et les coutumes des Oliviers sont si bien décrites qu’elles n’en paraissent que plus réelles.

Nous retrouvons ici beaucoup de personnages très différents les uns des autres et c’est une nouvelle fois très appréciable. (Petit point sur la mère de Milanka, qui semble être en dépression au début du roman. Franchement, j’ai trouvé que le narrateur et Milanka étaient un peu durs avec elle. Mais réflexion faite, ils ont presque été gentils… mais je n’en dirais pas plus, à vous de découvrir pourquoi ^^)

Petit point négatif cependant, la romance principale de l’histoire… En effet, j’ai trouvé qu’elle n’avait pas été amenée assez naturellement et qu’elle sonnait un peu trop artificielle. Surtout qu’elle est amenée d’un coup. Ils sont amis, la narration nous dit que plusieurs semaines sont passées et pouf ils sont amoureux (bon, c’est peut-être un peu exagéré, mais c’est comme ça que je l’ai ressenti). Pour la suite, l’évolution de cette histoire d’amour ne m’a cependant pas dérangé.

Enfin, j’ai été assez surpris (agréablement, je vous rassure), par la chronologie de l’histoire, mais je n’en dirais pas plus, pour ne pas vous spoiler.

Pour conclure, une lecture très agréable, une histoire intéressante dont il me tarde de connaître la suite, des personnages intéressants et attachants et enfin, un récit qui pousse à la réflexion et à la remis en question. Que demander de plus ?

Un mot sur la couverture ? Je l’adore ! Elle représente Milanka et sa belle chevelure rousse dans un style que j’apprécie particulièrement. Très bon choix !

Les Citations

— Alphonse n’est pas jaloux ?
— Mais non ! Pourquoi voudrais-tu qu’il le soit ?
— Et bien parce qu’elle est restée amie avec son “ex”.
— Tu sais Milanka […] il est normal qu’ils aient tous les deux connu d’autres personnes avant, c’est naturel. Il n’y a pas à se montrer jaloux du passé, ce serait ridicule. Un jour, ils se sépareront aussi, ils le savent et ils l’acceptent. Chacun est libre, on ne peut pas posséder les gens, ils ne nous appartiennent pas. C’est déjà formidable de vivre de bons moments ensemble, d’être amoureux pendant quelques années, il faut s’en contenter et jouir du présent.

Depuis votre révolution industrielle et les guerres mondiales, Terra Lepido ne nous intéresse plus beaucoup, nous nous en sommes toujours méfiés et c’est encore devenu pire avec le saccage de la nature que vous êtes en train de commettre sur votre Terre. Rares sont ceux qui veulent l’explorer de nos jours.

Estrella n’avait jamais mis les pieds sur Terri Lepido […]. Elle avait bombardé sa nièce de questions. Beaucoup de choses la surprenaient dans ce que lui racontait Milanka, en particulier le fait que les Lepidos n’allaient à l’école que durant leur jeunesse et n’y retournaient que très rarement après. Car sur Terra Olivera, on suivait des cours sur toutes sortes de sujets pendant toute sa vie, sans jamais s’arrêter d’apprendre. […]
Elle fut effarée en entendant que beaucoup de Lepidos mangeaient de la viande tous les jours ou qu’il put exister des endroits tels que des « abattoirs », et triste quand Milanka expliqua ce qu’étaient le chômage, la famine ou les guerres. Ce qui la choquait le plus était que l’on puisse bafouer la nature et les animaux à ce point sans réaliser que l’on allait droit à la catastrophe.

Parfois ça l’est. Se sentir exclu, voir que l’on n’est pas jugé pour soi-même, mais en fonction de ses origines. Ce n’est jamais facile à accepter, mais beaucoup de gens sont différents et c’est avec ceux-là que j’ai choisi de vivre. je me trouve chez moi ici maintenant. Ce monde est régi par de vieilles coutumes et des règles parfois cruelles, c’est vrai, mais il est aussi rempli de personnes dignes, généreuses, et qui agissent selon des valeurs que je respecte.




Ecrit 12 décembre 2016 par Jonattend dans la catégorie "Autoédition", "Chronique", "Fantastique", "Fantasy", "Littérature Jeunesse", "Maud Le Coq

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