septembre 3 2016

La troupe

26-la-troupeAuteur : Frédéric Meurin

Titre : La Troupe

Édition : Auto-Édition

Date de parution : 22 avril 2016

Nombre de Pages : 234

Quand j’ai vu la couverture et que j’ai lu le résumé, après que Frédéric Meurin m’ait proposé un service presse, j’ai tout de suite accepté, tellement ils m’avaient intrigué et donné envie. Eh bien franchement, je ne suis vraiment pas déçu d’avoir dit oui et je dis un grand merci à l’auteur, pour ce partenariat, comme pour ce magnifique roman qui prouve une nouvelle fois que les auteurs Auto-Édités peuvent largement égaler et même surpasser certains auteurs édités et que j’ai raison de faire confiance et de soutenir l’auto-édition !

Pacôme, Nathan et leurs amis se lancent à la conquête des planches. Leur pari pour sortir de l’ombre ? Faire corps face à l’adversité. Car dans les coulisses, quand les personnages se taisent, les comédiens aiment, espèrent, galèrent. Mais les comédiens tombent-ils jamais le masque ?

Pour commencer, un fait plutôt original, nous n’avons pas le droit à des chapitres à proprement parler (même si le roman est bel et bien divisé en plusieurs chapitres). À la place des traditionnels “Chapitres 1,2,etc.”, nous avons ici des extraits de chanson, aussi variés que biens choisis. Je trouve que c’est une formidable idée et que ça ajoute un plus au roman, d’autant plus quand on en saisit la véritable signification, à la fin du récit.

Nous assistons en réalité ici à des tranches de vie, principalement celles de Nathan, par les yeux duquel nous voyons les événements, de Pacôme, son meilleur ami depuis l’enfance et de plusieurs autres personnages également.

Les personnages sont tous attachants et apportent vraiment quelque chose a l’histoire.

Le récit est bourré d’humour et j’ai eu le sourire aux lèvres quasiment tout du long, ce qui à rendu ma lecture plus qu’agréable.

Malgré l’humour et la bonne humeur, l’auteur nous prouve aussi qu’il peut écrire des passages tristes et touchants. Certains passages ou “idées” sont même parfois “déprimantes” (ce qui n’est pas du tout péjoratif !), mais reste toujours réalistes et Frédéric nous dresse un magnifique portrait de la vie.

Le roman est rempli de pensées et réflexions sur la vie, tantôt naïve, tantôt crues, mais toujours justes.

J’ai donc tout simplement adoré la plume de l’auteur, à la fois drôle, poétique et vraie.

Côté théâtre, il s’agit évidemment de l’un des thèmes principaux et récurent du roman, mais c’est vraiment l’âme et l’histoire des personnages, réunis autour d’une même passion, qui en fait ce qu’il est vraiment.

Au premier abord, je n’avais pas vraiment compris le premier chapitre, qui semblait ne pas se placer dans la même logique chronologique que les autres. Mais ce premier chapitre prend en réalité tout son triste sens dans le dernier du roman et nous prouve que cette histoire a été parfaitement calibrée au centimètre près. (J’ai même relu le premier chapitre après avoir fini le roman pour bien me rendre compte de l’ampleur du récit)

Sans vraiment savoir pourquoi, je savais que l’histoire allait se terminer par cet événement, mais malgré ça, j’ai réussi à être touché et surpris par l’enchaînement ayant conduit à ce point culminant.

Pour conclure, j’ai rarement été aussi touché par un roman et je ne m’attendais pas à ce que celui-ci devienne un vrai coup de coeur. Bravo et merci à Frédéric Meurin pour ce petit chef-d’oeuvre que je ne peux que vous conseiller. Tout est là pour ce premier roman (qui aura quand même demandé six ans d’écriture) et tout s’enchaîne de façon cohérente, comme sur du papier à musique. Tous les détails sont là pour un résultat vraiment juste et touchant.

Je ne sais pas si j’ai réussi à faire passer mon avis sur La Troupe comme je l’aurais voulu, mais il est parfois difficile d’expliquer pourquoi une histoire est un coup de coeur, car c’est bien ce qu’est ce roman à mes yeux.note_10

J’adore cette couverture, tout simplement, l’auteur n’aurait pas pu faire mieux !note_couv_10

Citations

Draguer comporte plusieurs risques. Se faire rembarrer, se couvrir de ridicule, voire arriver à ses fins (risque acceptable). Les trente secondes que je viens de passer sous cet arrêt de bus ont vu défiler dans ma tête une dizaine de scénarios sur la trame « aborde cette fille, fais-la rigoler, embrasse-la et dis-lui Viens, je t’emmène ». En bus. En fait, j’aimerais qu’elle fasse le premier pas

Drôle de profession où des gens payent pour vous voir bosser. Qui se rend dans des hôpitaux pour admirer le travail des infirmières ? Qui accompagne le facteur en tournée ?

J’aimerais dégouliner sous les pavés de cette rue piétonne et rejoindre les égouts, m’y faire oublier quelques années, et remonter à la surface quand une guerre nucléaire aura effacé tout souvenir de cet après-midi.

Si je trouve le crétin qui a osé proférer que le show must go on, je le crucifie, comme ça, pour voir s’il fait toujours le mariole les pieds cloutés à une planche.




Ecrit 3 septembre 2016 par Jonattend dans la catégorie "Autoédition", "Chronique", "Frédéric Meurin", "Littérature Générale

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