décembre 14 2016

Il Était une fois la Fée-Chabada

Le Roman

Auteure : Lucie Brasseur

Titre : Il Était une fois la Fée-Chabada

Date de parution : 01/09/2016

Genre : Polar

Nombre de Pages : 296

Résumé : Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par les Mœurs. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtre, elle clame pourtant son innocence. Pour rendre supportable la détention, elle se met à écrire le conte Des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie.
À la fois Polar, roman épistolaire et conte pour adultes avertis, un voyage vers de lointaines aventures entre rêves et centre de détention.

L’auteure


Nom : Brasseur

Prénom : Lucie

Nombre de Romans : 3

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Courte Bio : Née dans les Yvelines en 1983, j’ai grandi dans une famille de nomades et d’artistes. Ma mère brésilienne m’a transmis le goût des voyages, mon père, artiste peintre, celui de l’art. Mon enfance a été mouvementée mais chacun à sa façon, ils m’ont transmis le goût des arts et de la liberté. […] après deux accidents de voiture, j’ai décidé de me consacrer pleinement à ma passion : l’écriture. Biographie Complète.

La Chronique

Étant dans ma wishlist depuis quelque temps, j’ai évidemment tout de suite accepté quand Lucie Brasseur m’a gentiment proposé de lire et chroniquer son roman. Alors, ai-je aimé ou non ? La réponse ci-dessous.

Je tout d’abord adoré les premières pages de ce conte pour adultes, proposant une vision et un thème si original et poétique à la fois, mais j’ai rapidement déchanté, perdu par l’histoire qui s’enchaîne rapidement sans que l’on comprenne pourquoi notre héroïne se retrouve en prison, entre autres.

J’ai bien entendu continué ma lecture et ai commencé à découvrir les histoires de la Fée-Chabada, conte pour enfant sortie de l’esprit de Maryline, notre héroïne, et qui se superpose au récit original.

Par cette histoire dans l’histoire, nous apprenons également à mieux connaître la jeune femme qui nous le conte. Maryline est une femme à la personnalité complexe, mais extrêmement intéressante et je me suis plu à l’écouter nous donner sa vision de la vie.

Nous avons donc plusieurs histoires en parallèle, la vie présente de Maryline, incarcérée pour un crime qu’elle n’a pas commis, ses rêves et ses récits sous la plus de la Fée-Chabada, ainsi que l’histoire de son passé et le déroulement de l’enquête menée par son avocat. Bien que j’adore tout bonnement ce concept, j’ai eu un petit temps d’adaptation au début, pour ne pas être trop perdu, mais une fois qu’on y est fait, suivre ces histoires devient très agréable et on veut connaître la suite de chacune d’entre elles.

J’ai trouvé la plume de Lucie Brasseur très poétique par moment et c’est très agréable. Elle nous offre en prime, pas mal de réflexions sur la vie ainsi que sur la lecture et l’écriture et comment celle-ci peut changer la vie ou le quotidien.

Encore une fois, j’aimerais préciser que j’ai adoré ce concept de conte dans le conte et de cette femme s’accrochant à ses nuages pour fuir le réel, c’est une histoire magnifique.

Concernant la fin, j’ai été agréablement surpris en voyant tous les éléments se mettre en ordre pour nous donner une explication à tout ce que nous venons de lire, pour avoir une compréhension globale plus que satisfaisante et même émouvante, arrivée aux dernières lignes.

Pour conclure, nous avons ici le droit à un joli conte pour adulte mêlant poésie et enquête criminelle, faisant même réfléchir sur beaucoup de points et qui passe à deux doigts d’être un coup de coeur. Merci beaucoup à Lucie Brasseur pour cette belle histoire.

La couverture est simple, mais jolie, mais je la trouve un peu trop sombre pour cette histoire, sombre parfois, c’est vrai, mais débordant d’optimisme. Après, j’aime bien la symbolique de ce masque, que l’on comprend en lisant le roman.

Les Citations

Souvent, comme ce pauvre Oscar, les cassés, les blessés ou les oubliés de l’amour s’arrêtaient net, généralement avant même d’avoir entamé les hostilités, pour se confier. Les épouses allaient chez leur psy ; les hommes chez leur pute.

Pour Maryline, la pire tare qu’un homme puisse porter, c’était de s’avouer handicapé de rêver.

— La liberté et l’amour sont des fantasmes.
— Que voulez-vous dire ?
— Rien d’autre que ce que j’ai dit. La liberté et l’amour sont des fantasmes dont on nous rebat les oreilles pour maintenir les uns en dépendance, les autres entre parenthèses.

Car si Marilyne n’avait jamais ni aspiré à voir à son nom sur papier bouffant, ni au succès ou aux deniers en découlant, elle avait besoin de morceler quotidiennement des contes merveilleux pour futurs lecteurs heureux. Parce que son unique dessein de vie se résumait à faire rêver les enfants et leurs parents.

Les coïncidences n’existent pas. Tout élément, si ténu soit-il, apparaissant dans un dossier sous la forme maligne d’une coïncidence, doit être poursuivi jusqu’à ce qu’on lui torde le cou et lui fasse cracher tripes et vérité.

C’est bien une idée masculine ça. Ne vous est-il donc pas possible d’envisager l’avenir autrement que par l’ouverture de la braguette ?

On les croit violents parce qu’ils arborent des têtes de mort sur la peau ou des clous aux arcades, ils ne sont que des Peter Pan qui refusent de grandir.




Ecrit 14 décembre 2016 par Jonattend dans la catégorie "Chronique", "Lucie Brasseur", "Polar

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