octobre 7 2017

Friend Zone

Le Roman

Auteur : Mickaël Parisi

Titre : Friend Zone

Édition : Auto-Édition

Date de parution : 11 septembre 2017

Nombre de Pages : 186

Mon Format de Lecture : Numérique

Service Presse

Mon Temps de Lecture : 4h

Résumé : Thomas Grant est un détective privé, n'existant plus légalement aux yeux du monde, et offrant ses services sur le "Dark Web". En plus d'être intolérant et misogyne, son addiction à l'alcool et aux armes à feu font de lui un être ingérable dans chaque situation impliquant un quelconque rapport social. Sa route va croiser celle d'Opaline, jeune fille Végan, dont le frère s'est retrouvé embrigadé dans une secte intitulée "Les trentenaires". Persuadé de pouvoir sauver facilement le frère d'Opaline, Grant se lance dans une mission sauvetage sans plan et sans idée. Tout ne se passera évidemment pas comme prévu...

Que ce soit dans un bar en Thaïlande réservé aux fichés S, dans une boîte SM, dans un abattoir ou encore dans un village de chasseurs, "Friend Zone" spin-off de Néant du même auteur et OVNI de la rentrée littéraire 2017, vous mènera dans le grand n'importe quoi. A signaler également la présence du premier personnage végane de la littérature Française. 

A signaler que le livre est offert gratuitement à toute personne s'appelant Opaline (mais évidemment il va falloir le prouver). De plus, le livre est réservé aux gens ouverts d'esprit. N'achetez surtout pas ce livre dans le cas contraire ! 

L'auteur

Nom : Mickaël Parisi

Nombre de Romans : 2

Courte Bio : Mickaël Parisi est l'auteur du roman "Néant" sorti en autoédition fin 2015, et boycotté à l'unanimité par les maisons d'édition pour son langage cru et son extrême violence. Parisi réitère l'essai en sortant en Septembre 2017, le roman "Friend Zone".

La Chronique

Il y a un tout petit peu moins d’un an, je découvrais Néant, premier roman de Mickael Parisi qui n’était pas passé loin du coup de coeur. Aujourd’hui, c’est Friend Zone que Mickael m’a proposé de lire et je n’ai pas hésité une seule seconde puisque Grant était l’un de mes personnages préférés de Néant.

Comme Néant, Friend Zone nous propose une vision acérée et tranchante de notre société, sans pincettes et sans mâcher les mots. C'est rude, parfois difficile à lire, mais la belle claque qu'on se prend en vaut bien la peine.

Le roman est bourré de jeux de mots et de calembours de tous les niveaux qui m'ont absolument tous plus.

Le style est fluide et tranchant et les mots sont à l'auteur ce que les armes sont à Grant, de fidèles amis qu'il manie à la perfection.

L'auteur a choisi de traiter le sujet du Veganisme avec beaucoup d'originalité, mais aussi avec intelligence. Surtout qu'il sait de quoi il parle. Personnellement végétarien avançant tout doucement vers le mode de vie Vegan, j'ai beaucoup apprécié cette façon d'aborder le sujet. Je me suis même retrouvé dans certaines scènes avec des discussions que j'ai pu avoir plus ou moins ressemblantes. C'était aussi un pari risqué de la part de l'auteur et je le salut bien bas pour avoir été jusqu'au bout des choses. Qu'il est couillu ce Mickael !

Bien sûr, Friend Zone ne parle pas que de Veganisme, mais de beaucoup d’autres sujets qui vous feront réfléchir à coup sûr.

Grant est toujours aussi intéressant et c'est vraiment un personnage coup de cœur, l'un des personnages les plus originaux que j'ai rencontrés au fil de mes lectures (et même au-delà) et qui malgré son sale caractère et sa façon de vivre plus que douteuse est aussi attachant qu'il est alcoolique.

Le roman est rempli de citations frappantes, incisives ou drôles et que pour Néant, j'ai eu beaucoup de mal à en faire une petite sélection tellement il y en a une intéressante à chaque paragraphe.

Côté histoire, elle est originale, captivante et parfaitement menée par l’auteur.

Nous avons aussi le droit à quelques passages quelque peu… délirants… mais que j’ai beaucoup appréciés.

La toute fin c’est faite assez rapidement je trouve, un peu trop à mon goût, mais pourquoi pas. (Je ne veux pas dire par là qu’elle est bâclée, au contraire, juste que les événements finaux se sont passés très vite comparé au reste du roman.)

L’épilogue est parfait, mais je ne vous en dirais pas plus.

Pour conclure, Friend Zone est un gros coup de coeur, dans tous les sens du terme et j’espère pouvoir apprécier d’autres histoires Grantesques dans le futur, car j’adore vraiment ce personnage. Friend Zone est un roman intelligent et bien écrit qui va vous faire réfléchir sur beaucoup de sujets, sujets toujours abordés de façon non conventionnelle et c’est ça qui est bon. Je pense que, comme pour Néant, Friend Zone est un roman que l’on aime ou que l’on déteste. Moi, je l’adore ! Je suis aussi de plus en plus fan de Mickael qui est, selon moi, un auteur à suivre absolument et qui, je l’espère, rencontrera tout le succès qu’il mérite.

Bref, comme dirait Grant, va donc lire ce putain de bouquin espèce de couillon de tes morts et nous fait pas chier !

Les Citations

Dans la vie, il y’a deux sortes de trentenaires :
- Celui qui épouse à la va-vite un semi-thon des plaines, qui chiera deux gosses semi-débiles, qui aura un crédit semi-payé pour une bicoque semi-correcte, des amis semi-fiables, une sexualité semi-épanouissante donc des couilles quasi-pleines à ras bord, du bœuf Bourguignon semi-raté, une tendance à songer à se supprimer au semi-automatique tout en feignant devant les autres un semi-bonheur. Le genre de pauvre type qui va se branler sans modestie la nouille et se féliciter de toucher prime de participation, prime d’intéressement, tickets restaurants, et avantages en bois du comité d’entreprise. Le genre de pauvre type qui trouvera forcément chouette d’aller faire du Bowling et de regarder assidûment ce que le service public propose. L’angoisse suprême !
- Celui qui, par conviction, a une forte envie de faire péter l’occident.
Vu que tout n’est que question de temps, il est fort probable que la première catégorie de trentenaires se rende compte à la quarantaine de sa forte envie de faire exploser le monde occidental. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Alors évidemment, pour gâcher la fiesta, il y’aura toujours deux-trois connards et connasses pour oser me pointer du doigt en me parlant d’apologie du terrorisme. Déjà, on ne pointe pas du doigt.

- Je peux repartir si vous voulez. Je ne suis pas venue pour me faire insulter.
- Je n’insulte pas, j’énumère des vérités. Le Français moyen n’aime pas qu’on dise les vérités. Le Français moyen n’aime rien d’ailleurs, à part la raclette.

Les boissons arrivèrent enfin. Le serveur était gaucher. Au Pakistan, être gaucher te promettait à l’enfer. Je suis gaucher. Dieu merci, je ne suis pas Pakistanais. J’irais de toute manière en enfer. Je pouvais donc me permettre d’être Pakistanais.

- L’argent, toujours l’argent… Vous savez, si un jour l’espèce humaine rencontrait des Aliens sur une nouvelle planète, la première chose que l’on essayerait de faire, c’est de leur vendre des iPhone et de leur implanter des McDonald’s.

Après quelques verres et quelques clopes, j’ai fini la soirée à me tortiller le derche une bonne dizaine de minutes dans un fessier féminin vaguement Slovaque et vaguement payant. J’ai vaguement pensé à Opaline pendant ce coït vaguement basique, en essayant de faire vaguement abstraction de son atroce prénom. L’avenir me paraissait vaguement loin. Le personnage vaguement imaginaire de la déception dormait dans mes yeux. 70 euros en moins et trois doigts qui collaient : j’avais vaguement gagné ma soirée.

- Je ne peux pas servir d’alcool à un gamin, Grant. Pardon de me répéter, mais tu ne crois pas qu’il est un peu jeune pour être ici ?
- Les petits Chinois sont trop jeunes aussi pour fabriquer des Nikes. Est-ce que cela dérange quelqu’un ? Et depuis quand tu respectes les règles ?

Je voyais clairement qu’elles étaient mineures, mais ressemblaient aux femmes de 24 ans, qui avaient 24 ans lorsque j’avais 24 ans. De nos jours, une femme de 24 ans fait 24 ans, mais une fille de 16 printemps fait 24 ans. Il y’a donc une faille spatio-temporelle dans la puberté des filles actuelles.
- Elles sont sacrément gaulées les nanas de seize balais. Mon JeanJean, tu vas te RE-GALER dès ton plus jeune âge, mon con ! Moi la première fille avec qui j’ai eu une expérience sexuelle ressemblait à une bûche. Alors quand approche Noël, parfois, je songe avec émotion à ma première fois.
Cette génération me troublait néanmoins. Les hommes étaient prêts à tout et n’importe quoi pour pouvoir tremper leurs nouilles dans des femmes qu’on croirait rescapées d’Auschwitz. Il y’avait le culte de la côte saillante, de l’os qui ressort, de la maigreur des 26 podiums. Personnellement, j’adorais les gros culs, et les grosses truies. L’obèse compensait la laideur de son corps par la nymphomanie. C’était bien connu, et je confirmais cela en tant que sociologue de la vulve.

- Quand j’entends « végane », pardonnez-moi d’entendre « Roux aux cheveux extrêmement gras et sales, qui écoute du ska, qui fait 14 kilos Celsius et qui possède de sublimes traces de carence sur les ongles. »
- Argument classique d’un type qui ne connaît rien au sujet et qui se laisse abrutir par les médias de masse. Mais continuez dans ce sens, ce sont justement les cons dans votre genre qui nous motivent à avancer.

Elle avait l’air en bonne santé pour une végane, moi qui les imaginais comme des zombies nourris au soja.

- Non merci c’est gentil.
Voilà ce qui m’avait toujours dérangé avec le travail salarial dit classique : le fait de ne pas être soi. Cette réponse était de moi, mais n’était pas moi. C’était la réponse d’un type soumis et écrasé par le système.

La veille, j’avais regardé quelques vidéos de différents abattoirs. Des animaux pendus la tête en bas, étourdis par décharge électrique ou par CO2, étouffés, égorgés, éventrés, étripés, écartelés, éviscérés, démembrés, vidés de leurs organes, réduits en charpie, broyés… J’ai failli dégueuler. Je ressentais une empathie que je ne ressentirais jamais de la vie pour la race humaine, qui pouvait allégrement se faire massacrer de n’importe quelle manière. Autant pour les animaux, le sort qui leur était réservé, ainsi que l’agonie qui s’en suivait, s’avérait réellement atroce. J’en ai remis mon pâté au frigo.

Je tenais toutefois à apporter une petite rectification. La baraque était bel et bien décorée avec goût : le goût du vomi.

- Mon petit Jean, nous ne sommes clairement pas des exemples. Mais la vérité absolue est qu’il n’existe aucun exemple à suivre. Chacun doit véritablement mener sa vie comme il l’entend, sans se soucier de ce qui a déjà été fait ou pas. Nous ne vivons pas pour plaire aux gens, cette masse difforme de sombres connards bons qu’à critiquer ou à jalouser. Cette vie n’est qu’un piège. Une simple expérience. Ton expérience se réduit-elle à rester cloîtré devant une boîte à images te servant de la soupe judéo-maçonnique ?

- Je déteste ce genre de femmes. Le prototype type de la connasse qui se sent vivante depuis qu’on l’a mise en cloques. […] Ces connasses feraient mieux de s’épanouir pour enfanter au lieu d’enfanter pour espérer s’épanouir.

- Thomas, imaginons que pour chaque aliment contenant de la viande, il y aurait un processus qui t’obligerait à regarder une vidéo avant de pouvoir manger. Et que cette vidéo montrerait la manière dont est tué l’animal. Quel pourcentage de plats à base de viande mangerais-tu ?

Vous êtes toujours là bande de raclures de bidet ? Allez vite acheter mon roman ou Sylvain va vite s'occuper de vous !


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Ecrit 7 octobre 2017 par Jonattend dans la catégorie "Chronique

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