février 11 2017

Female

Le Roman

Auteure : Laure Lapègue

Titre : Female

Édition : Iggybook

Date de parution : 8/02/2017

Genre : Suspense

Nombre de Pages : 184

Résumé : Bordeaux. 2052. Dans un monde où le féminisme est érigé en loi, les femmes continuent à faire face à des choix cornéliens pour assurer leur réussite.
Axel, 31 ans n’échappe pas à la règle. Tiraillée entre les envies de son compagnon et les attentes de sa famille, la jeune femme décide de raser ses cheveux longs pour obtenir le poste qui lui permettra d’acquérir son indépendance. Mesure-t-elle alors la portée de ce choix symbolique sur sa vie de couple et son destin de femme ?
Entre deux mots, entre deux sexes, entre deux mondes, FEMALE vous embarque dans un futur à la fois inquiétant et possible, une galerie de portraits où les genres s’affrontent, pour le meilleur et pour le pire…

L’auteure

Nom : Lapègue

Prénom : Laure

Nombre de Romans : 5

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Courte Bio : Laure Lapègue vit à Bordeaux . Elle est à ce jour l’auteur de cinq romans à suspense, « Comme un garçon » (2011), « La Bascule » (2013) « Mea Culpa » (2015) , « Une Vie Meilleure » (2016) et « Female » , sorti en février 2017 . Elle est depuis mars 2014 la fondatrice et dirigeante de www.booknseries.fr, le premier site de promotion et de publication en épisodes de séries et de romans à suspense indépendants . Elle est aussi conseillère en communication d’auteur.

La Chronique

Depuis le temps que je voulais lire un roman de Laure Lapègue (j’avais d’ailleurs décidé de le faire cette semaine dans tous les cas.), j’ai évidemment tout de suite accepté quand celle-ci m’a proposé de lire son tout dernier roman en avant-première.

Quand j’ai découvert le résumé de Female, j’ai tout de suite été emballé, un roman se passant dans le futur et traitant de féminisme, quoi de mieux ? Franchement ! Eh bien je dois dire que je ne suis absolument pas déçu, au contraire !

J’ai tout simplement adoré la plume de Laure et son attention aux détails qui font de ce roman une pure merveille.

On rentre doucement, mais sûrement dans l’histoire, découvrant ce monde futuriste (je tiens d’ailleurs à préciser qu’il ne s’agit pas de science-fiction dans le sens voiture volante et technologie avancée, loin de la, nous avons ici une vision plutôt réaliste, je dirais, de ce futur hypothétique.) et dirigé par les femmes, au travers des yeux d’Axel.

J’avoue que j’ai un peu de mal à trouver mes mots pour vous parler de Female, je pense que c’est un roman qu’il faut tout simplement lire pour en comprendre tout le sens.

Au-delà du féminisme qui se dégage de ce roman, Laure Lapègue nous offre une quête initiatique, au cours de laquelle notre héroïne va devoir faire face à elle-même et découvrir qui elle est vraiment.

Encore une fois, je salue tous les petits détails comme les prénoms plutôt asexués donnés aux personnages et qui font qu’on ne pourrait pas deviner s’ils sont des hommes ou des femmes, juste en les citant, ou encore la taille des hommes qui avoisinent souvent les deux mètres et tout un tas d’autres petites choses qui rendent ce roman très réaliste (la surveillance constante par vidéo, l’interdiction de fumer dans la rue, le retour au franc, etc.).

J’aime beaucoup le point de vue qu’a pris l’auteure pour raconter cette histoire, renverser la tendance en propulsant les femmes au rang de “sexe fort”, tout en nous faisant bien comprendre que c’est tout simplement ridicule et aussi malsain que l’inverse et que homme ou femme sont simplement identiques et qu’il ne devrait pas exister de hiérarchie entre les deux.

On peut aussi réfléchir sur les lois visant la parité et qui sont peut-être formidables sur le papier, mais qui en pratique peuvent assez vite dégénérer.

Pour finir, concernant la fin de l’histoire, je dois dire que je ne m’y attendais vraiment pas du tout (j’ai plus ou moins presque deviné un point précis, mais en fait, c’était bien plus complexe que je ne l’imaginai) et j’ai été très surpris par la tournure des évènements, surtout par l’épilogue qui ma tout simplement laissé sur le cul… (D’ailleurs, je ne sais pas si c’est prévu ou pas, mais j’aimerais beaucoup une suite à cette histoire.)

En conclusion, un roman fort, qui fait réfléchir sur énormément de choses (la place de la femme certes, mais également de l’homme, ainsi que sur d’autres sujets forts) et ça fait franchement du bien. Je pense sincèrement que c’est un roman indispensable et qu’il faut le lire au moins une fois. Bravo et merci à Laure Lapègue pour ce petit chef-d’oeuvre !

Côté couverture, maintenant, que vous dire d’autre à part qu’elle est tout simplement parfaite ! Je l’aimais déjà beaucoup avant de lire le roman, mais maintenant, je l’adore encore plus. Elle représente à merveille les idées que Laure a voulu mettre en avant, de plus, elle reste simple, tout en ayant beaucoup de sens et de sous-texte, j’adore.

Les Citations

Ce siège était à l’image de sa vie, chaotique, inconfortable. Coincée entre les valeurs de son clan et le chemin qu’elle avait cru pouvoir choisir librement, Axel se retrouvait loin de tout, au chômage et coincée dans ce meublé microscopique. Était-ce le prix à payer pour avoir osé aimer un type sans chercher à l’écraser ?

— Regarde ! Les vraies femmes existent encore ! Elles nagent à poil dans des piscines, offertes et soumises ! Une majorité de types préfèrent l’ignorer et se fader des femmes à barbe, autoritaires. Tant pis pour eux ! Moi, en attendant, j’en profite ! Tu sais Axel, nous ne sommes pas si différents toi et moi. Je ne suis pas plus que toi pour un système qui produit des maîtresses femmes mais, tant qu’à faire, j’en tire le meilleur !

— Ah ces maudites lois parité. Elles nous ont volé jusqu’aux prénoms des femmes !
— Vous ne diriez pas ça si vous aviez fait l’objet de discrimination à l’embauche à cause du prénom inscrit sur votre CV !
— Sûrement. Les hommes ont sûrement exagéré, abusé de leur position dominante… Mais quelle tristesse quand même de voir cette génération asexuée !

— Non. Rien. J’ai toujours un peu de mal avec ces emplois vieux…
— « Aide à la femme mûre » !
— Oui. Appelle ça comme tu veux…
— Grâce à eux les femmes peu qualifiées peuvent retrouver un emploi, tu sais ?
— Moui je sais… Et comme ça d’autres femmes mûres plus qualifiées peuvent en profiter !

Les types gentils, elle en avait bien croisés mais, pour une raison obscure, elle ne parvenait pas à s’y attacher. Pas assez de frissons, pas assez de virilité ! Elle avait beau être née en pleine révolution féministe, rien n’y faisait : elle aimait les mecs à l’ancienne, ceux sur qui ses amies de l’association auraient jeté des pierres si elles avaient pu !

« L’amour n’existe pas, c’est pour ça qu’il faut le faire » disait une poétesse. Sûrement était-ce pour cela qu’Axel avait toujours eu le sentiment de mal aimer. Trop peu ou pas du tout. Beaucoup mais peu de temps… L’amour comme un rêve d’enfant, un songe passé trop vite…




Ecrit 11 février 2017 par Jonattend dans la catégorie "Autoédition", "Chronique", "Laure Lapègue

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