avril 9 2016

De l’Autre Côté de l’Eau

07-de-lautre-cote-de-leauAuteur : Sarah Clain

Titre : De l’Autre Côté de l’Eau

Édition : Plume Blanche

Collection : Plume d’Azur

Date de parution : 8 Mars 2016

Genre : Fantasy

Nombre de Pages : 274


D’abord intrigué par la magnifique couverture puis par le résumé, j’ai très vite succombé à « De l’Autre Côté de l’Eau », dont voici le quatrième de couverture :

Dans une ville merveilleuse, aux habitations faites d’arbres gigantesques et protégée par cinq grand Sages, Enor mène une vie insouciante avec ses parents. L’arrivée de Shadrack, un garçon énigmatique qui semble détenir de nombreux secrets, va bouleverser toutes ses certitudes.

« Pour quitter ce monde, tu dois traverser l’eau »

Mais, qu’y a-t-il de si mystérieux de l’autre côté de l’eau ?

Je trouve que l’on est un peu vite lancé dans l’histoire, sans vraiment savoir où l’on va, mais la lecture est fluide et les aventures vont très vite commencer.

L’histoire devient vraiment intéressante, pour moi, quand quatre de nos héros se retrouvent projetés dans ce qui semble être un nouveau monde et qu’ils vont finir par entamer une quête à la recherche d’un moyen de rentrer chez eux. Mais cette quête va aussi leur dévoiler qui ils sont vraiment.

À partir de ce moment, j’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre dans leur voyage, les voir rencontrer de nouvelles personnes et découvrir plusieurs légendes.

Les personnages très attachants sont tous bien différents les uns des autres, mais des rapprochements vont tout de même se faire assez naturellement, même certains un peu difficiles à imaginer au début.

Le roman est parsemé de magnifiques descriptions, mais aussi de belles réflexions aussi bien sur la société que sur la nature humaine, que j’ai particulièrement apprécié.

L’histoire regorge de très bonnes idées et l’auteure déborde d’imagination, tellement qu’il en est presque dommage qu’il ne s’agisse pas ici d’une série, mais d’un livre unique, tant on aimerait rester dans ce bel univers.

Je dois aussi avouer que l’auteure m’a bien eu sur plusieurs intrigues et ça c’est très appréciable.

En conclusion, nous avons ici un très bon roman qui plaira aux petits comme aux grands et même si j’ai eu un peu de mal avec le début et que je n’ai pas nécessairement apprécié la fin, l’histoire m’a fait voyager et j’ai passé un agréable moment sous la plume de Sarah Clain.

J’aimerais aussi dire un grand bravo à Nicolas Jamonneau pour sa couverture qui est juste sublime, j’aimerais également saluer le travail des Edition Plume Blanche qui nous offrent un très bel ouvrage dans lequel on remarque tout le soin apporté.

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Citations :

— Pourquoi veux-tu que nous ayons des armes ? Les armes étaient là du temps où les hommes se faisaient la guerre. La guerre sais-tu ce que c’est ? renchérit-elle comme si ce mot demandait une culture importante.
— Bien sûr que je sais ce que c’est, je sais même à quoi cela pourrait ressembler.
— Tu as connu la guerre ! s’exclama Tellure très impressionnée.
— J’ai dit que je sais à quoi elle pouvait ressembler, insista Axinoë. Mon père m’a raconté : on a brûlé son village quand il était petit et on a tué ses parents. Celui qui a fait cela n’avait pas une seule arme. Il suffit d’avoir un peu de haine pour ôter la vie d’un semblable. Un couteau peut servir à faire une excellente cuisine ou à tuer quelqu’un. Ce n’est pas le couteau qu’il faut remettre en cause mais celui qui le tient.

— D’abord, elle m’a regardé, comme si j’étais un barbare sanguinaire lorsque je lui ai expliqué mes techniques de chasse. En plus, les chasseurs ne choisissent pas de l’être, ils le sont d’après une faculté qu’ils ont à faire ralentir les battements du cœur jusqu’à le mort. Le pire, c’est qu’ils sont végétariens alors que c’est eux qui fournissent la viande à toute la vallée. Elle parait tellement malheureuse quand elle tue un animal ; c’est pourquoi je lui ai suggéré de créer un nouveau corps de métier, celui des éleveurs. Vous ne devinerez jamais ce qu’elle m’a répondu.
— Qu’il y a des éleveurs, mais qu’ils ne prennent pas la viande, juste la laine et le lait, car ils ne tuent pas un animal qu’ils ont vu grandir.

— Mais voyons, comment veux-tu que les êtres humains soient tous heureux, puisqu’ils sont vaniteux et envieux ? Le bonheur, c’est la certitude d’avoir toujours mieux que le voisin. Par conséquent, il y aura toujours un groupe qui souffrira du comportement d’un autre.




Ecrit 9 avril 2016 par Jonattend dans la catégorie "Chronique", "Fantasy", "Sarah Clain

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