septembre 9 2017

Corps d’État – Tome 2

Le Roman

Auteur : Christophe Martinolli

Titre : Corps d'État 2 : Sous les cendres

Édition : Auto-Édition

Date de parution : 29 juillet 2017

Genre : Thriller Politique - Espionnage

Nombre de Pages : 136

Mon Format de Lecture : Numérique

Service Presse

Mon Temps de Lecture : 1h15

Résumé : Cinq ans après la sanglante révolte qui a secoué la France, Claire vit avec son nouveau mari Benoît. 
Cinq années qui ont permis à Claire de faire le deuil d'Erwan, son premier amour.
Cinq années pendant lesquelles la nouvelle présidente n'a jamais rendu le pouvoir. 
Aujourd’hui, le pays semble apaisé et de nouvelles élections vont avoir lieu. Claire est éperdument amoureuse de Benoît et malgré les stigmates encore visibles de l'insurrection, le couple coule des jours heureux dans le sud de la France. Mais Claire reçoit un message troublant : Erwan est en vie et deux agents secrets lui demandent de saboter la campagne de la présidente qui se présente comme la candidate favorite. 
Si Claire veut revoir le père de sa fille, il faudra à tout prix empêcher son élection. Claire est la meilleure pour cette mission. Mais est-elle prête à tout abandonner pour retrouver un fantôme du passé ?

L'auteur

Nom : Christophe Martinolli

Nombre de Romans : 2

Courte Bio : Passionné de cinéma, Christophe Martinolli s'amuse dès le plus jeune âge à raconter des histoires et oriente très vite son parcours scolaire vers cette passion.

Titulaire d'un master en scénario de l'Université Paris 8, Christophe complète sa formation à l'école Louis Lumière. Sa carrière de scénariste débute avec la série de courts métrages "Femmes Tout Court" diffusée sur TV5 Monde et se poursuit avec la série jeunesse "Déjà Vu" sur France 2. Sur ses nombreux projets, Christophe travaille en étroite collaboration avec Thomas Martinetti. D'ailleurs en 2013, il co-signe avec lui les scénarios de 3 tomes d'une bande dessinée, "Seul Survivant", édité par Les Humanoïdes Associés.

En 2016, son premier roman, le thriller politique "Corps d’État", sort sur Amazon Kindle.

Originaire de Nice, il vit actuellement à Paris.

La Chronique

Après un premier tome que j’avais beaucoup aimé, mais qui m’avait laissé sur ma faim, découvrez mon avis sur le deuxième épisode de Corps d’État.

On retrouve Claire, cinq ans après les événements du tome 1, menant une vie plus ou moins paisible avec sa fille, son nouveau mari et son beau-fils. L’auteur nous dépeint un monde bien sombre où la république a laissé place à un état d’urgence permanent sous la régence de Michelle Desrivières.

Le style de Christophe est incisif. Toujours raconté au présent, je n’ai, cette fois-ci, eu aucun problème d’adaptation tant le tout est très fluide. L’auteur va droit au but tout en nous donnant le montant parfait d’information.

La plume de l’auteur fait aussi que ce roman est addictif, quand on le commence, on n’a qu’une envie, le terminer d’une traite (ce que j’ai fait, d’ailleurs ^^).

J’ai trouvé l’histoire de ce deuxième épisode bien plus prenante et captivante, entre thriller politique et roman d’espionnage.

Le pire, c’est que malgré tout, ce récit est bourré de réalismes qui font presque froid dans le dos, quand on y pense.

La double fin est parfaite et plus ou moins inattendue, nous donnant, en plus l’espoir d’un (ou même plusieurs) prochain épisode.

Je suis encore plus fan de la plume de Christophe, qui m’a vraiment convaincu avec ce deuxième tome. Il a un style original et prenant que j’apprécie énormément.

La seule chose que je pourrais critiqué sont les scènes de sexe (bon, deux si on compte celle de la masturbation, bien que furtive), qui as mon sens n’aident pas à faire avancer le récit, bien qu’elles soit bien écrites en elles-mêmes, elle tranche un peu avec le style donné au reste du roman.

Pour conclure, un très bon deuxième tome que j’ai même préféré au premier, surfant avec l’espionnage, la politique et même un peu de dystopie et qui, en plus, vous fera réfléchir sur la politique actuelle. Je recommande chaleureusement Corps d’État et je deviens même officiellement fan de Christophe Martinolli.

Les Citations

C’est un laissez-passer de niveau écarlate, le plus haut niveau possible en État d’urgence, il permet de voyager sans avoir besoin de déclarer son voyage trois mois à l’avance. Car se déplacer en avion, en train, en voiture, est devenu très compliqué depuis la déclaration de l'État d’urgence permanent, et la mise sous tutelle militaire de l’OTAN. Sortir des régions, équivaut maintenant à demander un visa pour les USA sous la période Trump. Le prochain cran, la France sera divisée en districts où seules les marchandises pourront circuler librement, et c’est visiblement ce que nous réserve Michèle Desrivieres, tout ça sous les applaudissements et le vote démocratique.

Elle prendra le dernier vol de navette du jour, et feuillette une bande dessinée, Seul Survivant, en s’étonnant de voir que le libraire ne manque pas d’humour à vendre ici une vieille histoire de crash d’avion…

Peut-être l’un d’eux est arrivé en drone, il porte un costume sur-mesure Armys, et à voir ses accessoires il y a plus sur lui que dans le compte en banque de Claire…

Elle lui raconte les rues de Paris, vides, les sacs de sable partout, les militaires en faction dans la ville, les patrouilles incessantes des CRS toutes sirènes hurlantes. C’est une capitale assiégée, taguée la nuit avec des slogans anti-état d’urgence pour la libération de Paris, et repeinte le jour. Elle ne lui raconte pas que son taxi a croisé les restes d’une manifestation sauvage, que le taxi est blindé, et renforcé parce que le conducteur s’est déjà pris des cocktails molotov sur sa carrosserie…

Nous ne sommes pas assez âgés, nous avons toujours connues la paix vous et moi. Au point d’en oublier nos racines. Nos ancêtres ont fait la guerre sans fin. Chaque génération d’hommes et de femmes qui composent notre arbre généalogique a connu une guerre, intérieure ou extérieure. Nous nous sommes comportés, collectivement, en enfants gâtés. La paix doit se mériter, nous devons avoir faim de paix.




Ecrit 9 septembre 2017 par Jonattend dans la catégorie "Autoédition", "Christophe Martinolli", "Chronique", "Lecture Numérique

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